Téléphone SOS Céphalées
061 423 10 80
mardi-jeudi de 9 à 12 heures
Boîte à lettres pour les maux de tête
info@migraineaction.ch
24 heures sur 24 chaque
Ligne SOS Céphalées pour Enfants
061 423 10 80
mardi-jeudi de 12 à 13 heures

Substances psychoactives : Nouvelles options thérapeutiques et risques 

Les substances psychoactives suscitent actuellement des développements passionnants en psychiatrie : que peuvent réellement apporter la psilocybine, la MDMA et autres substances similaires, et quels sont les risques ? Cet article donne un aperçu informatif des opportunités, des limites et de l'état actuel de la recherche.  

AdobeStock 557559279 wellphoto mit ANN Logo


Les substances psychoactives influencent le système nerveux central et modifient la perception, la pensée et les émotions. Outre les drogues traditionnelles telles que l'alcool, le cannabis ou les opiacés, elles comprennent également des substances synthétiques telles que le LSD et la MDMA. Les substances psychoactives telles que la psilocybine, la MDMA et l'eskétamine prennent de plus en plus d'importance dans le traitement des maladies mentales graves. Les premières autorisations ont été accordées, mais sous des conditions strictes. Les nouvelles substances psychoactives (NPS), en revanche, présentent des risques considérables pour la santé.

Mode d'action et domaines d'application

Les substances psychoactives en psychiatrie – entre espoir et danger : De plus en plus d'études indiquent que des substances telles que la psilocybine, la MDMA ou la kétamine peuvent aider les personnes atteintes de maladies mentales graves, là où les thérapies classiques échouent. Mais malgré toute l'euphorie, leur utilisation est très complexe et comporte des risques. Une utilisation contrôlée scientifiquement peut sauver des vies, mais une consommation incontrôlée peut en coûter.

Que peuvent faire les substances psychoactives, et que ne peuvent-elles pas faire ?

Les substances psychoactives modifient notre perception, notre humeur et notre conscience. Certaines ont un effet calmant, d'autres désinhibant, d'autres encore élargissent la conscience. L'utilisation médicale poursuit un objectif clair : lever, sous surveillance médicale, des blocages psychiques profondément ancrés.

Le cadre thérapeutique est déterminant

La prise s'accompagne toujours d'une psychothérapie, généralement dans des centres spécialisés. Une séance typique à base de psilocybine dure environ six heures, après une période de préparation de plusieurs semaines. Le patient est suivi de près.

Risques : pourquoi les expériences personnelles sont extrêmement dangereuses

• Réactions émotionnelles fortes : des souvenirs traumatisants peuvent soudainement refaire surface.
• Psychoses et pensées suicidaires : en particulier en cas de prédisposition génétique ou d'absence d'accompagnement thérapeutique.
• Potentiel de dépendance : pour des substances telles que la kétamine ou la MDMA.
• Mauvais dosage : en particulier pour les substances achetées par soi-même, dont la pureté est inconnue.

Nouvelles substances psychoactives (NPS) : le marché non contrôlé

Les substances synthétiques modifiées telles que le « Spice », le LSD synthétique ou les cannabinoïdes sont souvent considérées comme « légales », mais elles sont extrêmement dangereuses. Leurs compositions changent constamment, ce qui rend leur dosage et leurs effets totalement imprévisibles.

Exemples d'effets secondaires des NPS :
• Insuffisance circulatoire
• Crises convulsives
• Psychoses et délires de persécution
• Arrêt respiratoire, en particulier avec les opioïdes synthétiques (par exemple, le nitazène)

La législation accuse un retard

Bien que la loi sur les nouvelles substances psychoactives (NpSG) interdise de nombreuses variantes, les nouvelles substances arrivent sur le marché plus rapidement qu'elles ne peuvent être interdites. Le consommateur reste sans protection.

Utile uniquement dans le cadre d'une thérapie stricte

Les substances psychoactives peuvent constituer un tournant pour certains patients, mais uniquement sous la supervision d'un professionnel. Pour tous les autres, elles présentent un risque élevé. La propagation croissante des NPS dans le domaine des loisirs est alarmante.

Utilisation thérapeutique

La thérapie psycholytique combine des substances psychoactives et la psychothérapie. L'objectif est de lever les blocages émotionnels. Des études montrent des résultats positifs, mais aussi des limites : l'effet s'estompe généralement après quelques semaines. Le cadre est complexe et les effets à long terme sont largement inconnus.

Psilocybine

La psilocybine, principal principe actif des « champignons magiques », montre dans les études un effet rapide et durable sur la dépression. Elle favorise la neuroplasticité et peut conduire à une « dissolution de l'ego ». En Australie, elle est autorisée pour le traitement de la dépression résistante à la thérapie.

Cannabis/CBD

Alors que le THC comporte des risques psychiques, le CBD fait l'objet de recherches dans le domaine des troubles anxieux et du SSPT. Les données disponibles sont incohérentes. De nombreux produits en vente libre dépassent les limites de THC, c'est pourquoi leur consommation est déconseillée.

MDMA

La MDMA est testée en complément de la psychothérapie dans le traitement du SSPT. Elle favorise le traitement émotionnel et la confiance. Les premières autorisations ont été accordées en Australie. Des études montrent des effets positifs, mais aussi des risques neurotoxiques en cas d'utilisation répétée.

(Es-)Kétamine

L'eskétamine est autorisée en Allemagne pour le traitement de la dépression résistante à la thérapie. Elle agit rapidement, favorise la neuroplasticité et est administrée sous surveillance médicale. Ses effets secondaires et son potentiel de dépendance limitent son utilisation.

Bild: Adobe Stock/KatyaPuli

S'ABONNER À LA NEWSLETTER

Si vous êtes intéressé, vous pouvez vous abonner à notre newsletter. Cela vous permettra de rester à jour.

Newsletter

FAIRE UN DON

Votre don nous permettra de continuer à fournir ces services indispensables à l'avenir. Merci beaucoup!

Faire un don
logo-migraineaction-klein.png

Pour une meilleure qualité de vie
Céphalées Migraine
Vous n’êtes plus seuls

Migraine Action
Oberwilerstrasse 48
CH-4103 Bottmingen

info@migraineaction.ch